Quelque soit la discipline pratiquée, chaque
sportif a la même hantise : celle de se blesser. Rien de pire qu’une
tendinite à trois mois d’une course ou d’un déchirement musculaire alors que
l’on commençait tout juste à faire des progrès.
Au début du mois d’octobre, je me suis
remise sérieusement à la course à pied avec des sorties
planifiées et des
objectifs solides. Au bout de la troisième semaine, je sentais déjà que j'étais de
retour à mon « meilleur » niveau même si mon tibia gauche me lançait un
peu dans les débuts de courses et dans les montées. Ma première pensée :
no pain, no gain. Il ne devait s’agir que d’une courbature, ce n'était pas ça qui allait
m’arrêter. Pourtant la douleur persistait, elle s’intensifiait et était présente même
au repos. J'ai enfin tiré la sonnette d’alarme. Bilan : périostite tibiale,
repos complet jusqu’à rétablissement, glace + anti-inflammatoire. Super…
Aujourd’hui mon tibia gauche va mieux, j’ai
repris la course à pied doucement, mais c’est encore cette légère douleur qui
dicte mes sorties running. Mon erreur est de ne pas avoir su dire stop quand
mon corps m’envoyait le signal d’alarme. Voici donc quelques conseils pour
éviter de vous mettre dans la même position que moi et ruiner tous vos
efforts :
1) Echauffez vous. Je sais que l’on peut lire
tout et son contraire. Certains blogs disent que l’échauffement n’est pas
nécessaire alors que d’autres ne jurent que par cela. Je suis plutôt du
deuxième avis. Préparez votre corps à l’effort qu’il va endurer. Cela peut
passer par des mouvements spécifiques, une marche rapide. Je reste persuadée
que jeter son corps à froid dans un effort physique est trop violent pour
celui-ci surtout avec les températures actuelles.
2) Etirez vous !! Je crois qu’il s’agit
du moment le plus important dans une séance d’entrainement alors que souvent
celui-ci a tendance à être négligé : pas le temps, la flemme… S’étirez est
fondamental car cela permet à votre corps de récupérer plus facilement
après un effort. En dix minutes vous limitez vos chances d’avoir des courbatures
ou de vous blesser.
3) Ayez un équipement adapté. Je m’adresse
surtout à ceux qui pratiquent le running. Les chaussures sont super
importantes. Si aujourd’hui encore, je me traine cette douleur au tibia gauche
c’est parce que mes anciennes chaussures étaient trop usées et pas assez
adaptées à ma foulée (pronation légère). J’ai donc investi dans une vraie paire
de running adaptée à mon petit défaut. Ca a fait très mal à mon budget
d’étudiante, mais je ne regrette pas cet investissement.
4) Ecoutez votre corps. Je sais que l’on a
tendance à se dire que la douleur fait partie du jeu, mais comme dit ma prof de
yoga il faut s’avoir faire la différence entre la douleur de l’inconfort et le
véritable signal d’alerte. Quand la douleur est stridente, qu’elle ne disparaît
pas au bout de deux, trois jours comme une courbature lambda vous devez vous
arrêter et aller consulter. Le médecin m’a dit que si j’avais continué malgré
ma blessure, celle-ci aurait pu dégénérer en fracture de fatigue, qui pour le
coup est beaucoup plus longue à guérir. S’avoir s’arrêter vous fera donc gagner
un temps précieux
5) Reposez vous. Plus on fait du sport, plus
on a envie d’en faire, c’est un cercle vertueux. Néanmoins, il faut laisser à
son corps la possibilité de se régénérer et de se reposer une à deux fois par
semaine avec des jours sans aucune activités physiques. Allez au cinéma,
dormez jusqu’à midi, faîtes de votre déclaration d’impôts et buvez beaucoup d’eau,
mais les chaussures de running ou le tapis de yoga doivent rester au placard.
Vous ne serez que plus en forme pour votre prochaine séance..
Et vous, avez vous des astuces contre les
blessures ?







